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A propos du stress

Le stress

Dans un climat social et économique tendu où la course à la performance s’effectue souvent au détriment des bonnes conditions de travail, nombreux sont les salariés à souffrir d’un profond mal-être.

Extrait du discours de Xavier Bertrand, du 12 mars 2008.
(Rapport sur la détermination, le suivi, la mesure des risques psychosociaux au travail).
« Le stress au travail, c’est aussi un coût social et humain, le turn-over, l’absentéisme et la baisse de productivité sont une chose, mais le mal être en est une autre »


Qu’est-ce que le stress ?

Patrick Légeron, psychiatre, chargé d’un rapport sur le stress par Xavier Bertrand, dénonce le grand malentendu avec le stress dans les entreprises :

« le stress est un signal d’alarme et non un signe de faiblesse ! »

En soi pourtant, le stress n’est jamais qu’une réponse normale et naturelle de notre organisme, c’est une modification de ce dernier qui lui permet de s’adapter à un environnement plus ou moins hostile.

Le terme du « stress » a été employé la première fois par Hans Selye (1907-1982), médecin-endocrinologue autrichien, le stress ou syndrome général d’adaptation (SGA).

Quels symptômes ?

On est dans une logique de survie : érection des poils, chair de poule, accélération du rythme cardiaque, tonus musculaire, décharge d’adrénaline, digestion qui s’interrompt (d’où la fameuse « boule au ventre »).

Quel type de stress ?

Il faut distinguer un stress dopant, euphorisant, qui permet de mobiliser toute son énergie vers un objectif, d’un stress inhibant, paralysant, qui annihile toute volonté.

Les termes de « bon » et « mauvais » stress sont couramment employés pour évoquer le stress au travail. Le « bon stress » permettrait une grande implication au travail et une forte motivation, tandis que le »mauvais stress » rendrait malade. Or, il n’y a scientifiquement ni « bon » ni « mauvais » stress, mais un phénomène d’adaptation du corps rendu nécessaire par l’environnement.

Les conséquences du stress

Sur la santé :

De toutes les études et recherches médicales, le stress chronique semble avoir des conséquences majeures sur la santé.

Le stress chronique conduit à des :

- états dépressifs,
- problèmes hormonaux,
- problèmes de mémorisation,
- fatigue chronique,
- polyarthrite,
- troubles musculo-squelettiques,
- maladies cardio-vasculaires,
- maladies respiratoires,
- maladies digestives …


Il est clairement établi aujourd’hui par les chercheurs que des liens existent entre le système immunitaire et le système nerveux autonome.
Une nouvelle spécialisation médicale a même vu le jour, la neuro-psycho-immunologie.

Au travail :

Le stress apparaît depuis une quinzaine d’années comme l’un des risques majeurs auxquels les organisations et entreprises doivent faire face. Un salarié européen sur cinq déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail. Ce qui en fait l’un des principaux problèmes de santé au travail déclaré, derrière les maux de dos, les troubles musculo-squelettiques et la fatigue.
Les conséquences du stress ne pèsent pas uniquement sur l’individu en termes de souffrance et de préjudice pour sa santé. Elles ont également des répercussions organisationnelles et économiques pour les entreprises, et un coût humain considérable pour la société dans son ensemble.
Dans les entreprises où le stress est élevé, on peut ainsi noter :

- une augmentation de l’absentéisme et du turn over,
- des accidents du travail,
- une démotivation,
- une dégradation de la productivité,
- une baisse de la créativité,
- une baisse de la qualité,
- une dégradation du climat social,
- des atteintes à l’image de l’entreprise


Pour toutes ces raisons le stress coûte cher à l’entreprise.

Dans l’Union européenne, ce coût serait de 20 milliards d’euros par an et 41 millions de salariés seraient concernés par des problèmes de santé liés au stress au travail.

En France le coût est estimé entre 800 millions d’euros et 1,6 milliard d’euros.
Ce qui équivaut entre 10 et 20% du budget de la branche accidents du travail/maladies professionnelles de la Sécurité sociale.

On estime à 10% le nombre de salariés souffrant de dépression, d’anxiété ou de surmenage.

Selon l’American Institute of stress, le stress est la cause de 60 à 80% des accidents du travail.

En 2020, le stress pourrait être la deuxième cause d’invalidité en France.